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VCHActuPar Vice City Hype · 12 septembre 2026 à 15:07

Rockstar accusé d'avoir placé certains employés sur une « watch list »

Info vérifiée

Alors que Rockstar expliquait récemment jusqu'où certains étaient prêts à aller pour obtenir des informations sur GTA VI, avec notamment des drones utilisés pour tenter d'observer l'intérieur de ses bureaux, un autre dossier beaucoup moins léger se joue actuellement à Glasgow.

Depuis le 10 septembre, d'anciens employés de Rockstar North affrontent leur ancien employeur devant un tribunal du travail.

Et cette fois, on inverse tout ce sont les employés qui accusent Rockstar de les avoir surveille.

Une « watch list » après une pétition ?

Vendredi, Dayne Oram, ancien employé de Rockstar licencié en octobre 2025, a expliqué devant le tribunal qu'il pensait que certains salariés avaient été placés sur une sorte de « watch list » interne.

Selon lui, ses soupçons remontent notamment à 2023, après la signature par environ 150 employés d'une pétition concernant le retour au bureau.

Pour le moment, attention : il s'agit de son témoignage et non d'un fait établi par le tribunal.

Et la majorité des personnes ayant signé cette pétition n'ont d'ailleurs pas été licenciées.

34 licenciements au cœur du conflit

L'affaire remonte à octobre 2025.

Rockstar a alors licencié 34 employés au Royaume-Uni et au Canada, dont 31 membres du syndicat IWGB.

Aujourd'hui, 23 des 34 anciens employés participent à la procédure devant le tribunal de Glasgow, estimant avoir été licenciés en raison de leurs activités syndicales.

Leur syndicat accuse notamment Rockstar d'avoir identifié et ciblé certains salariés impliqués dans l'organisation syndicale et les anciens employés contestent également la manière dont les licenciements ont été effectués, ils affirment notamment ne pas avoir bénéficié de la procédure disciplinaire habituelle ni d'un véritable droit d'appel.

Rockstar donne une toute autre version

Du côté de studio, l'histoire est évidemment très différente.

Le studio affirme que ces employés n'ont pas été licenciés parce qu'ils étaient syndiqués, mais pour faute grave, après la découverte de discussions contenant selon lui des informations confidentielles sur un serveur Discord.

Rockstar affirme qu'on pouvait notamment y retrouver des employés actuels, d'anciens salariés mécontents, des personnes travaillant chez des concurrents ainsi qu'un journaliste.

Pour l'entreprise, le problème serait donc avant tout celui de la confidentialité, particulièrement sensible lorsqu'on travaille sur un projet aussi surveillé que GTA VI.

Dayne Oram reconnaît lui-même que certaines discussions présentes sur le Discord pouvaient parfois aller trop loin et que sa modération aurait pu être meilleure mais il conteste en revanche l'idée que le serveur ait été créé pour diffuser des informations sur GTA VI : selon lui, il était principalement destiné à permettre aux employés de discuter de leurs conditions de travail et de leur organisation syndicale.

Deux versions qui vont maintenant devoir s'affronter

D'un côté, les anciens employés et l'IWGB accusent Rockstar d'avoir ciblé des travailleurs impliqués dans une activité syndicale.

De l'autre, Rockstar affirme avoir simplement sanctionné des violations de ses règles de confidentialité.

Et contrairement aux petites guerres de communication qui accompagnent habituellement ce genre d'affaire, cette fois les deux versions vont devoir être confrontées devant un tribunal.

L'audience doit se poursuivre pendant plusieurs semaines, avec notamment les témoins de Rockstar attendus en octobre.

Autant dire qu'on risque encore d'apprendre quelques petites choses sur ce qui se passait derrière les portes de Rockstar North pendant le développement de GTA VI.

Source : The Guardian / Press Association / Independent Workers' Union of Great Britain (IWGB)

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